Histoires de food truck

Nouvel épisode de nos histoires de foodtruckers cette semaine en compagnie de Loïc de Truck 2 Food, food truck montpelliérain qui base son concept sur la cuisine du monde, avec une carte qui évolue en permanence. Sur les routes depuis l’été 2014, c’est l’occasion de découvrir un nouveau profil de foodtrucker différent de Julien du Vagabond, et de revenir surtout sur le quotidien d’un propriétaire de food truck une fois l’activité lancée.

Bonjour Loïc, et merci de jouer le jeu de l’interview. Peux-tu te présenter et nous parler de ton food truck ? Et surtout, pourquoi avoir créé un food truck ?

Issu de plus de 20 années dans la restauration, j’ai nouvellement créé mon food truck TrucK2FooD. J’ai eu l’idée en 2009 mais de par mes obligations professionnelles, le projet n’a abouti que cette année.

Ma chérie et moi avons voulu allier convivialité et qualité et au vu de la multitude de possibilités qu’offre un food-truck, ce projet nous tenait à coeur car il nous correspond.

A partir du moment où vous avez eu l’idée de Truck 2 Food toi et ta femme, combien de temps avez-vous mis au total avant d’être sur les routes ? Et à quel rythme de travail ?

L’étude de marché a débuté en 09/2013, l’activité de création à temps plein en 01/2014. Pour te dire, l’activité a démarré réellement en 07/2014 soit un an de réflexion et un bon nombre d’étapes à franchir.

Quelle est la plus grosse difficulté que tu as rencontré dans la phase de création de Truck 2 food ? Et comment t’y es-tu pris pour y répondre ?

La plus grosse difficulté est le retard qu’on a pu rencontrer à différents niveaux du processus de création du food truck. De la recherche du camion à l’aménagement que nous avons fait personnellement ainsi que la communication, les différentes étapes ont retardé l’aboutissement du projet. Mais heureusement , nous avons eu beaucoup de chances dans nos rencontres, ce qui nous a beaucoup aidé. Partager avec les différents acteurs du marché apporte beaucoup pour trouver des solutions qui ne nous seraient pas venues naturellement.

Aujourd’hui, ton camion est sur les routes depuis un moment, et tu as pris tes marques. Peux-tu nous décrire une journée type que tu vis ?

La journée type d’un food trucker, et pour ne rien te cacher, c’est une amplitude de 5h à 23h. En gros, c’est la tournée des fournisseurs , la mise en place et enfin vient le service puis le nettoyage. Et si aucun service du soir, c’est comptabilité, devis et prospection jusqu’à des fois minuit ! On ne connaît plus vraiment la notion de week-end ou de jours de repos, même si on essaie au maximum de prendre du temps dès qu’on le peut.

Note de Julien : Créer son food truck, c’est avant tout et surtout créer une entreprise, ce qui signifie vivre son projet h24 et sous-entend une implication totale, ce que Loïc souligne ici.

Qu’est-ce que tu n’as plus le temps de faire depuis que tu gères le camion mais auquel tu aimerais avoir du temps à consacrer ?

Le sport c’est en continu, la convivialité vient au camion, la famille, on est ensemble au camion, en bref, dormir plus peut être !

Quelles sont tes préoccupations à court (1 an) et moyen terme (1 à 3 ans) pour Truck 2 Food ?

A court terme, ce qui occupe mon agenda sont les événements futurs et l’organisation d’évènements. En ce qui concerne le moyen terme, il est difficile de se prononcer ; nous sommes en France et les cotisations restent lourdes, les emplacements très difficiles à trouver.

Qu’attends-tu d’acteurs du marché comme Foodtrucknco ou encore « On veut de la food – On veut de la Street » qui aident et accompagnent les foodtruckers comme toi ?

Qu’ils apportent toujours plus de visibilité aux food truck et qu’ils véhiculent l’image de qualité et la diversité qu’offre un camion de restauration mobile.

Enfin, et pour conclure, quel(s) conseil(s) peux-tu donner aux personnes qui souhaitent se lancer et monter leur food truck ?

Bien réfléchir à leur concept, établir un plan et ne pas s’en éloigner. Le tout, c’est d’y croire et ne rien lâcher ! Tout en s’assurant de la viabilité du projet, bien sûr. Il faut trouver le bon équilibre pour ne pas tomber dans l’entêtement négatif.

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